Certains mots s’écrivent plus difficilement que d’autres. Quand la tristesse s’installe, tout expliquer paraît hors de portée. Pourtant, il existe des phrases qui dessinent ce que l’on n’ose pas toujours prononcer tout haut, et parfois, c’est dans un texte qu’on parvient enfin à mettre des mots sur sa peine.
Texte pour exprimer la tristesse
Tu refuses d’être avec moi. Tout cela n’est qu’une façade, un décor monté de toutes pièces. Ce qui te rassure, c’est cette impression de vivre une existence bien rangée, de cocher les cases, d’afficher ce tableau rassurant devant les autres. Même ta relation, tu veux qu’elle ait l’air parfaite aux yeux du monde.
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Mais la réalité, c’est que tu ne sais pas aimer. Pas vraiment. Je doute même que tu comprennes ce qu’aimer veut dire, ce que c’est, aimer quelqu’un profondément. Quand on tient à la personne jusqu’à s’oublier soi-même.
Qu’est-ce qui te déroute tant dans mon envie d’être là, près de toi ? Pourquoi ce malaise quand je croise ton regard ? Serais-tu gêné par ma présence ? Est-ce que tu cherches à m’éviter, à me tenir à l’écart ? Tu sembles vouloir de moi uniquement quand cela t’arrange, pour partager un film ou t’assurer d’une compagnie au creux de la nuit. Mais dès qu’il s’agit d’affronter la vérité, tu recules. Tu préfères te taire, accumuler les non-dits, éviter de prononcer ce qui dérange. Ce silence pèse, il finit par trahir ce que tu n’oses pas affronter.
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Avouer franchement « Lou, je ne veux pas que tu viennes » te semble insurmontable. Tu as peur de ma réaction, peur de devoir t’expliquer, peur de me perdre, alors tu préfères te taire. Pourtant, tu sens bien que ton comportement n’est pas juste. Tu sais que tu as franchi des limites et que tes paroles ont laissé des traces, parfois douloureuses.
Je m’étais projetée avec toi. J’imaginais des jours et des soirs partagés, des moments à deux, mais aussi avec nos amis. J’ai cru, naïvement, que ces instants comptaient autant pour toi que pour moi. J’ai espéré que tu tournais la page, que tu grandissais, que tu voulais avancer. J’ai pensé à ces enfants qu’on aurait pu avoir ensemble, à tous ces projets qui n’existeront jamais. J’aurais voulu tout construire avec toi. Mais tu refuses de t’engager, tu refuses de t’ancrer.
Tu réclames une relation tout en vivant comme si tu étais seul. Très peu pour moi.
Tu changes de visage selon les circonstances. Devant certains, tu joues le rôle du garçon amoureux, attentionné. Mais parfois, tu mens, tu caches, tu te dérobes. Trop souvent, à mon goût. J’ai fini par ne plus savoir qui tu es vraiment. Theo, tu t’adaptes aux autres comme si tu n’avais pas de contours précis, comme si tu étais un autre à chaque fois. Un coup sincère, un coup fuyant, et ça m’épuise.
Je n’ai plus de force. J’ai tout donné pour te rendre heureux, tout tenté pour te montrer ce que je ressens. Mais épuisée de me débattre avec mes sentiments, fatiguée de devoir me restreindre, de ne pas pouvoir t’aimer librement. Tu refuses ce que je t’offre, mais je ne peux pas faire semblant plus longtemps.
Tu ne trouves pas ce que tu attends chez moi ? Alors je vais trancher. Je vais partir. Cette fois, c’est moi qui décide. Ce sera plus simple que de m’abîmer dans l’attente ou dans l’espoir.
Ne cherche plus à me joindre, ne tente plus de revenir. Oui, je t’aime encore, mais supporter ta distance serait une douleur de trop. Il vaut mieux refermer la porte, même si le froid du dehors semble plus franc que tes promesses.
Belle route à toi. Je continue sans toi, avec ce qu’il me reste de courage et de souvenirs.

