Quand j’ai commencé à vapoter en 2008, il n’y avait pas beaucoup de choix. Sauf si vous étiez dans le camp de modding/bricolage, il y avait peu de choses à choisir autre que des cartouches que vous pourriez utiliser avec des cigalikes et quelques e-liquides, principalement des PG élevés.De nos jours, cependant, il y a une tonne de choix. Vous pouvez choisir entre VG élevé et PG élevé, entre les sels de nicotine et la base libre, entre 10ml et les shortfills et plus encore.À bien des égards, c’est une bonne chose. Les différentes options disponibles signifient que le vapotage peut répondre aux besoins d’un plus grand nombre de personnes. Mais cela peut aussi être très déroutant lorsque vous commencez à vapoter !Nous avons mis ce post pour expliquer quels sont les différents types de e-liquide, et quels besoins ils répondent, afin que vous puissiez choisir les e-liquides adaptés à vos besoins.
Les termes clés expliqués
Mieux vaut maîtriser le vocabulaire avant de choisir. Voici les expressions que vous croiserez rapidement :
- MTL : Inhalation « bouche à poumon », la vapeur reste d’abord en bouche avant de rejoindre les poumons.
- DTL : Inhalation directe, façon grande bouffée inspirée jusqu’aux poumons, sans étape intermédiaire.
- Sels de nicotine : Leur extraction à partir de la feuille de tabac donne une inhalation plus douce.
- E-liquide freebase : Version classique du e-liquide, dépourvue de sels de nicotine.
- E-liquides hybrides : Mariage entre freebase et sels de nicotine pour profiter des deux effets.
- PG, Propylène glycol : Ce liquide fluide accentue le hit ressenti dans la gorge.
- VG, Glycérine végétale : Beaucoup plus épaisse, elle rend la vapeur plus volumineuse et arrondit l’inhalation.
- Shortfill (Remplissage court) : Grand flacon sans nicotine, conçu pour accueillir un booster. Le « nicotine shot » est ce petit flacon à y mélanger.
Choisir la bonne force de nicotine
Jacques Houzec, scientifique et formateur reconnu, le constate au quotidien : beaucoup de nouveaux vapoteurs se tournent vers des dosages trop bas, ce qui ne facilite pas le sevrage. En France, la loi a fixé la limite à 20 mg (2 %) par flacon, bien loin des concentrations très fortes autorisées sur certains marchés étrangers.
Vous fumiez 15 à 20 cigarettes par jour, voire plus ? Mieux vaut commencer avec le dosage maximal présent en flacon de 10 ml, souvent 18 mg. Pour des consommations plus faibles ou des cigarettes dites « light », 12 mg (1,2 %) peuvent faire l’affaire. Si la vape vous laisse sur votre faim, mieux vaut hausser la dose plutôt que de la baisser d’emblée. Beaucoup choisissent une concentration forte au début, puis la diminuent progressivement dès que le besoin s’estompe.
Vape : retrouver un vrai hit en gorge
Le manque le plus fréquent des anciens fumeurs, c’est cette célèbre sensation au passage dans la gorge. Pour la retrouver, s’appuyer sur le propylène glycol est souvent la meilleure piste. Le bon ratio VG/PG : la plupart se retrouvent avec un mélange 50:50 (à l’image de Halo Vapour Co. ou WizMix), d’autres préfèrent une dose de PG supérieure (jusqu’à 60 %) pour un effet bien marqué.
Le conseil du Dr Houzec : avec un e-liquide très riche en PG, inspirez longuement et sans forcer sur l’air, quitte à tousser un peu au début. Ce sont des liquides adaptés aux dispositifs pour inhalation « bouche à poumon », notamment le TECC Arc 5S.
N’oubliez pas : la force du hit dépend du liquide, mais aussi du matériel utilisé. Varier, tester, c’est la clef pour ajuster la sensation.
E-liquides pour une vape plus douce
Ceux qui cherchent la douceur privilégieront deux solutions. D’abord, les sels de nicotine : cette invention, née dans des pays où la législation tolère des taux élevés, cible ceux qui veulent éviter la sécheresse ou le côté râpeux de certains e-liquides. Résultat : une absorption de la nicotine plus rapide, une sensation nettement plus souple à l’inhalation.
Ce format s’adresse particulièrement aux débutants ou à ceux qui fumaient les cigarettes les moins fortes. En revanche, ceux qui recherchent le coup de fouet propre au tabac pourraient les trouver trop timides. Autre piste pour une vape douce : un e-liquide très enrichi en VG. Mais gare : cette texture épaisse exige un matériel adapté, bien plus robuste, pensé pour de plus gros volumes de vapeur.
Pour retrouver une sensation proche de la cigarette classique
Deux scénarios pour ceux qui veulent rester proches des repères connus. Premier choix : un e-liquide centré sur le propylène glycol, typiquement en 50:50 VG/PG. Résultat : une restitution fidèle des sensations du tabac, idéale pour dispositifs à pod ou modèles peu puissants. L’inhalation reste serrée, à l’image de la cigarette.
Autre solution, aujourd’hui très en vogue : des pods fermés (comme l’Hexa V2) jouant la carte des sels de nicotine hybrides. On retrouve désormais ces sels hybrides en flacons de 10 ml (Riot S:ALTS, par exemple), une alternative qui offre aux ex-fumeurs des sensations très proches de leurs habitudes d’autrefois.
E-liquides conseillés pour les pods ouverts et les kits de démarrage
Les dispositifs ouverts et les kits pour débuter fonctionnent bien avec les e-liquides riches en propylène glycol (par exemple, 50:50). Comment s’y retrouver ? Vérifiez la résistance de votre coil : au-dessus d’1 ohm, orientez-vous clairement vers un liquide à plus forte teneur en PG. Vous garantissez ainsi une bonne circulation et un usage sans mauvaise surprise, en toute simplicité.
E-liquides pour produire de gros nuages
Si votre plaisir, c’est la vapeur dense à chaque bouffée, les shortfills sont faits pour vous. Ces grands flacons sans nicotine laissent la place pour un booster en cas de besoin. La plupart des marques spécialisées (Cotton & Cable, Nasty Juice…) affichent des ratios très élevés de VG : 70:30, parfois 80:20. C’est le secret pour remplir l’espace de nuages impressionnants.
Mais attention, il ne suffit pas d’acheter le bon liquide. Il faut une batterie puissante et une résistance adaptée, basse impédance, ouverture large. Les coils inférieurs à 1 ohm réduisent les risques de dry hit et absorbent une grande quantité de liquide à chaque inhalation. L’équilibre matos/liquide, c’est ce qui transformera votre séance vape en show de vapeur.
Et pour la saveur ?
Sur ce terrain, aucune recette universelle. Chacun avance à sa façon : certains démarrent par un arôme tabac pour ne pas perdre pied, d’autres s’aventurent d’emblée vers les fruits, la menthe ou les saveurs pâtissières. Les chiffres montrent que ceux qui varient et quittent vite la saveur « cigarette » s’installent souvent plus durablement dans la vape.
Le choix du premier e-liquide reste une affaire d’essai-erreur : vous goûtez, vous comparez, vous ajustez. Tester différentes familles d’arômes, c’est aussi s’offrir la possibilité de se détacher durablement du tabac. Et puis, avouons-le, dénicher LA saveur qui met tout le monde d’accord, c’est un plaisir qui redonne de la liberté. À chacun sa découverte, à chacun son rythme. Quelle sera la prochaine surprise dans votre vape ?

