Double imposition France et Angleterre : conseils pour éviter

30 novembre 2025

Un chiffre brut, sans détour : plus de 12 000 Français installés outre-Manche se débattent chaque année avec la double imposition. Ce n’est pas une anomalie, mais une mécanique implacable dès lors que des revenus circulent entre France et Royaume-Uni. L’accord fiscal signé en 2008 promet une parade, certes, mais son efficacité tient à la capacité de chacun à manier ses subtilités et à ne rien négliger des procédures. Au moindre faux pas, le fisc s’immisce, parfois des deux côtés de la Manche.

Selon la nature des revenus, pensions publiques, plus-values immobilières notamment, les règles diffèrent, souvent à contre-pied des usages connus. Une déclaration bâclée ou une convention mal interprétée peut coûter cher : les rattrapages fiscaux sont rarement cléments, et il est difficile de faire machine arrière.

Comprendre les différences fiscales entre la France et le Royaume-Uni

Comparer les deux systèmes fiscaux, c’est constater que la France et le Royaume-Uni vivent sur des planètes opposées. En France, le foyer fiscal prime, l’impôt s’ajuste selon le niveau de revenu et le prélèvement à la source s’impose. Outre-Manche, les règles s’individualisent, l’année fiscale court d’avril à avril, et chaque type de revenu répond à ses propres seuils. Résultat : tout résident fiscal jongle avec deux logiques, deux administrations, deux rythmes.

L’enjeu de la résidence fiscale s’impose d’emblée : centre des intérêts économiques, lieu de vie de la famille, règle des 183 jours… Ces critères, à la croisée du droit et du quotidien, décident de l’appartenance fiscale. Un expatrié au Royaume-Uni peut, selon les circonstances, rester attaché au fisc français.

Voici comment chaque pays aborde l’imposition des revenus selon le statut du contribuable :

  • En France, tout résident fiscal déclare et paie l’impôt sur l’ensemble de ses revenus mondiaux.
  • Au Royaume-Uni, le traitement fiscal dépend du statut de résidence et de la source des fonds.

En pratique, la déclaration en France inclut les revenus venus de l’étranger, pendant que le fisc britannique réclame souvent des démarches pointues aux non-domiciliés. Ce décalage crée des doubles impositions, surtout lors d’une expatriation ou d’un retour en France.

Les revenus fonciers, dividendes, pensions : chacun subit des règles qui varient parfois du tout au tout. À la moindre approximation, la sanction peut tomber. Mieux vaut donc connaître ces différences et, si besoin, se tourner ponctuellement vers un professionnel pour éviter tout faux pas et préserver son patrimoine.

Double imposition : quels risques pour les expatriés et comment les repérer ?

La double imposition guette dès qu’un revenu traverse la frontière et se retrouve taxé à la fois en France et au Royaume-Uni. Multiplicité des statuts, années fiscales hors-synchronisation, traitements divergents selon la catégorie de revenus : pour les expatriés, le terrain devient vite glissant. Si la convention fiscale n’est pas correctement appliquée, un résident fiscal français qui touche des salaires ou dividendes britanniques risque le cumul des impôts.

Le principal écueil ? Se retrouver avec deux ponctions sur le même revenu, faute de crédit d’impôt ou d’application correcte des taux. Rectifier le tir, une fois l’erreur commise, est souvent long et pénible, avec des rappels d’impôts, des pénalités, parfois des deux administrations. Quelques signaux permettent de détecter à temps un problème :

  • Un montant d’impôt supérieur au revenu réellement perçu
  • Des demandes de justificatifs concernant les revenus étrangers
  • Des notifications simultanées émanant des deux administrations fiscales

Pour éviter les mauvaises surprises, confrontez systématiquement les informations transmises aux deux pays. Passez au crible l’avis d’imposition français pour repérer la présence et le montant du crédit d’impôt censé compenser la charge supportée au Royaume-Uni. Cette surveillance doit démarrer dès la première déclaration impliquant un changement de résidence ou une mobilité internationale.

La convention fiscale franco-britannique en pratique : ce qu’il faut savoir pour éviter la double imposition

L’accord fiscal franco-britannique pose un cadre précis : il attribue le droit d’imposer chaque catégorie de revenus à l’un ou l’autre État, selon la source et la nature des sommes en jeu. Le texte détaille pour chaque cas, revenus immobiliers, salaires, pensions, dividendes, les règles de priorité et la façon dont le second pays doit compenser par crédit d’impôt.

Pour appliquer correctement cette convention, tout repose sur une lecture attentive : résidence fiscale, origine des flux, date de versement. La méthode dite du taux effectif, souvent mal comprise, consiste à calculer l’impôt français sur la totalité des revenus mondiaux, puis à limiter l’imposition effective aux seuls revenus français, sans double taxation. Le crédit d’impôt s’impute alors à hauteur de l’impôt déjà payé au Royaume-Uni, pour la même catégorie de revenus.

Concrètement, voici comment la convention répartit le droit d’imposer selon les cas :

  • Revenus immobiliers situés au Royaume-Uni : imposés là-bas, avec crédit d’impôt compensatoire en France
  • Salaires : le critère de résidence fiscale et le lieu d’activité déterminent le partage
  • Dividendes : retenue à la source britannique, compensée par crédit d’impôt côté français

Pour rester dans les clous, il faut réunir et conserver tous les justificatifs d’impôt étranger, remplir les bons formulaires et prêter attention aux dates de versement. Un simple oubli ou une pièce manquante peuvent suffire à déclencher une double taxation. Pour chaque expatrié franco-britannique, la convention n’est pas un texte lointain : elle façonne chaque année la gestion de ses obligations fiscales.

Quand et pourquoi consulter un avocat fiscaliste pour sécuriser votre situation ?

Composer avec deux systèmes fiscaux, français et britannique, expose à mille subtilités et pièges d’interprétation. Dans ce contexte, solliciter un avocat fiscaliste n’a rien d’anecdotique : c’est la meilleure assurance pour éviter les erreurs de déclaration, la double imposition ou les contentieux inattendus.

Dès que la notion de résidence fiscale devient difficile à cerner, lors d’une installation à l’étranger ou d’un retour, l’avis d’un expert s’impose. Même vigilance dès l’apparition de revenus de source britannique à déclarer en France, ou inversement. Faire appel à un avocat fiscaliste se révèle aussi judicieux lorsqu’il s’agit de déclarer un bien immobilier, de régler une succession impliquant les deux pays ou d’optimiser la fiscalité de placements à l’international.

Dans ces situations précises, le recours à un professionnel s’avère particulièrement pertinent :

  • Changement de résidence fiscale : vérification de la cohérence avec les critères de la convention franco-britannique
  • Déclaration de revenus issus du Royaume-Uni : éviter toute omission qui pourrait générer un redressement
  • Application du crédit d’impôt : sécurisation de la méthode retenue par l’administration

L’avocat fiscaliste reste l’interlocuteur clé pour anticiper les litiges, clarifier les démarches déclaratives et prévenir toute sanction. Son expertise éclaire la portée réelle de la convention fiscale franco-britannique, guide sur les meilleures stratégies et défend les droits du contribuable, que ce soit devant le fisc français ou britannique.

Traverser la Manche avec ses finances, c’est avancer sur une ligne de crête. Savoir où poser le pied fait toute la différence ; rester attentif, c’est garder la main sur son avenir fiscal.

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