La bouture du géranium : un savoir-faire pour embellir son jardin

31 août 2025

Des boutures réalisées en pleine chaleur affichent une vitalité remarquable, plus affirmée que celles du printemps. Pourtant, des jardiniers aguerris continuent de miser sur l’automne, arguant que les jeunes plants y acquièrent une robustesse naturelle face aux maladies. Un détail non négligeable : la réglementation européenne a récemment proscrit certaines hormones de bouturage synthétiques, bouleversant les pratiques des amateurs comme des spécialistes.

La réussite ne tient pas du hasard. Elle repose aussi bien sur le choix des outils, la nature du substrat, que sur quelques gestes précis. Trop souvent, les déceptions s’expliquent par des erreurs simples. S’en prémunir, c’est suivre des étapes qui ont largement fait leurs preuves.

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Le bouturage du géranium, une astuce incontournable pour un jardin éclatant

Si les géraniums foisonnent sur nos balcons, c’est souvent grâce à un geste discret, minutieux, transmis de passionné à passionné : le bouturage. Pendant longtemps, le géranium a été confondu avec le pélargonium, dont il constitue pourtant la star principale. Cette technique permet de multiplier les plants à l’identique de la plante mère. Bouturer, c’est conserver une nuance, perpétuer un parfum, maintenir une forme. Ce savoir-faire donne l’occasion de préserver les variétés favorites, de redonner du souffle à des potées fatiguées ou de valoriser les tailles de saison, au lieu de tout expédier au compost.

Inutile d’être horticulteur pour se lancer. Cette pratique s’inscrit dans le quotidien de ceux qui veulent partager, renouveler, transmettre. Le principe reste accessible : prélever une tige saine, sans fleur ni bouton, pour mettre toutes les chances d’enracinement de son côté. Le choix du bon substrat, la netteté du geste, la saison adéquate : chaque détail compte pour donner naissance à une plante robuste.

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Bouturer, c’est aussi un acte de conservation. On reproduit une variété appréciée, on offre à un proche, on compense une perte. Face à la disparition de certains géraniums anciens, le geste du jardinier prend alors une dimension de sauvegarde du vivant, une transmission d’un patrimoine floral.

Voici les principaux atouts du bouturage :

  • Rajeunir les potées fatiguées après la saison de floraison
  • Préserver les collections de géraniums odorants, zonals ou à port retombant
  • Recycler les tailles pour ne rien gaspiller du végétal

Le jardin ne se contente plus de fleurir. Il s’enrichit, se diversifie, se transmet d’une saison à l’autre, par la main du jardinier et la vigueur d’une bouture bien menée.

À quel moment et avec quelles variétés se lancer pour de meilleurs résultats ?

Le bouturage du géranium dépend étroitement du calendrier. Les conditions idéales se situent entre juin et septembre, lorsque la plante mère atteint sa pleine énergie. Certains choisissent le mois d’avril ou mai pour anticiper, mais la chaleur estivale reste le meilleur allié d’une reprise rapide et vigoureuse.

Quant aux variétés de géranium, toutes ne réagissent pas de la même façon au sécateur. Le géranium zonal, emblème des balcons urbains, se multiplie sans difficulté. Le géranium lierre, avec son port retombant, se bouture tout aussi bien. Les géraniums odorants, célèbres pour leurs parfums de citron ou de rose, se prêtent également à l’exercice, de même que les grands types à fleurs éclatantes qui illuminent les massifs.

Côté géraniums vivaces, la diversité s’invite : Geranium macrorrhizum, Geranium sanguineum, Geranium pratense, Geranium Rozanne ou Geranium cantabrigiense offrent robustesse et floraison abondante. Bouturer permet alors de conserver une souche précieuse et d’étoffer la palette du jardin, du massif ou de la bordure.

Quelques profils pour mieux choisir :

  • Géranium zonal : parfait pour multiplier en été
  • Géranium lierre : idéal en suspension ou jardinière
  • Géranium vivace : pour un effet durable et naturel

La variété retenue influence la reprise et la vigueur des plants. Privilégiez des sujets robustes, indemnes de maladies, afin de garantir des boutures saines et dynamiques.

Les étapes clés pour réussir vos boutures de géranium sans prise de tête

Tout commence par le choix d’une tige vigoureuse, non fleurie, longue de 7 à 15 centimètres. Détail qui compte : coupez juste sous un nœud, à l’aide d’un sécateur propre et bien aiguisé. Ce point précis favorise l’apparition de racines. Ensuite, éliminez les feuilles du bas pour ne conserver que deux ou trois feuilles au sommet, celles qui apporteront l’énergie nécessaire au développement.

Préparez un substrat léger : terreau spécial bouturage, sable, perlite. Un mélange homogène, humidifié avant la plantation. L’usage d’une hormone de bouturage n’est plus systématique, mais peut s’avérer utile pour les variétés les plus délicates. Plantez la tige sur deux à trois centimètres, tassez délicatement, puis arrosez sans excès. Un sol détrempé mène à la pourriture, alors qu’un manque d’eau freine l’apparition des racines.

Installez les pots à la lumière, à l’abri du soleil direct. Un rebord de fenêtre lumineux, à l’écart des courants d’air, fait parfaitement l’affaire. Pour maintenir une humidité constante, utilisez une mini-serre ou une bouteille plastique découpée : la bouture s’y enracinera à l’abri des variations brusques.

Autre option, le bouturage dans l’eau. Les racines y apparaissent rapidement, mais restent plus fragiles qu’en substrat. Dès que les racines atteignent 3 à 5 centimètres, installez la jeune plante dans un godet rempli de terreau. La patience est de mise : selon la température et la vigueur de la plante mère, il faut compter de deux à quatre semaines, parfois davantage.

Jeunes géraniums en eau sous la lumière du soleil

Petits conseils et astuces pour voir vos jeunes plants s’épanouir au fil des saisons

Pour bien démarrer, placez les boutures dans un coin lumineux, loin des rayons directs du soleil. Cette lumière régulière assure une croissance équilibrée, sans risquer de brûler les jeunes feuilles. Une température constante entre 18 et 22°C favorise l’enracinement tout en évitant les à-coups. Si l’air est trop sec, la reprise peut ralentir : privilégiez une atmosphère humide, à l’aide d’un sac plastique transparent ou d’une mini-serre.

L’arrosage doit rester mesuré. Trop d’eau et la pourriture guette, pas assez et les racines tardent à apparaître. Inspectez régulièrement le feuillage : la moindre trace de pucerons, de taches de rouille ou de symptômes du brun du pélargonium doit déclencher une intervention rapide. N’utilisez que des outils soigneusement désinfectés pour limiter tout risque de contamination.

Au retour des beaux jours, repiquez les boutures enracinées en pleine terre ou en potées plus généreuses. Offrez-leur un sol drainant et riche pour accompagner leur croissance vigoureuse. Durant l’hiver, protégez-les du froid : une véranda ou un rebord de fenêtre suffit à préserver les jeunes plants des premières gelées.

Plus qu’une simple méthode de multiplication, le bouturage permet de rajeunir des potées, de sauvegarder une variété précieuse, de donner une seconde vie aux tailles de la fin d’été. Puis vient le printemps, et la récompense : la première floraison, fidèle écho de la plante mère, qui couronne la patience et la rigueur du jardinier.

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