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Des journalistes de France Télévisions devant les prud’hommes

« Difficultés à s’adapter », « manque de confiance en elle », « très isolé »… Ce sont les principales remarques qui ont été annotées à la main sur les fiches secrètes. En effet, le dialogue qui a été enclenché chez France Télévisions peine à trouver son épilogue à cause des fiches secrètes. Retour sur une situation très dérangeante pour certains.

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Un feuilleton interminable

Le feuilleton du fichage des salariés de France Télévisions n’a pas fini de faire des dégâts au sein du groupe de télévision allant même jusqu’à pourrir l’audience de conciliation à huit clos du conseil des prud’hommes de Clermont-Ferrand. En effet, 5 journalistes de France 3 contestaient les fiches secrètes qui ont été mises en place par l’ancienne direction. Le fait est que ces fiches secrètes ont été réalisées à leur insu. Les 3 salariés ont souligné des appréciations très « humiliantes » et ont surtout mis en exergue la différence avec les annotations qui ont été officiellement retenues lors des entretiens annuels. Leur avocat prud’hommes marseille est surtout revenu sur le caractère illicite du fichage des salariés. La CFDT de son côté souligne le caractère éliminatoire de ces fiches et surtout le fait qu’elles sont très préjudiciables à terme sur la poursuite de carrière.

Des documents rendus publics en 2014

C’est en 2014 que les fiches secrètes ont été rendues visibles par le syndicat. Ce système de fichage prenait surtout la forme d’un système de notation qui était assorti d’un « profil de performance ». Les salariés du groupe sont alors notés comme étant conformes aux attentes, en deçà des attentes ou au-delà des attentes. Cependant, les fiches qui ont été dévoilées sont particulièrement peu bienveillantes à l’égard de certains journalistes et n’expriment pas tout à fait la réalité, selon leurs dires.

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La décision du tribunal de grande instance de Paris

En septembre 2015, le tribunal de grande instance de Paris interdisait à France Télévisions de détruire les fiches qui sont pointées du doigt. Si l’on sait que 132 salariés avaient saisi la justice, le tribunal avait condamné le conseil des prud’hommes à divulguer ces fiches à ces salariés. Jusqu’au mois de mai 2016, la direction de France Télévisions n’avait pas cependant reçu l’ordre de communiquer sur ces fiches. Il faut dire par ailleurs que l’avocat prudhomme Marseille du groupe insiste sur le fait que ces fiches sont parfaitement légales. La nouvelle direction du groupe aura sans doute mal à venir à bout de cette affaire.