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Un centre pour sans-abri à Paris victime d’une tentative d’incendie

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L’intolérance pour les migrants et les sans-abris est un débat qui ne cesse de prendre des proportions inquiétantes en France. Cette fois-ci, c’est un centre pour sans-abri à Paris qui a connu un début d’incendie. Selon les personnes témoins, il s’agirait d’une tentative d’incendie et l’auteur présumé serait toujours en fuite. Il faut dire que cet événement intervient seulement un jour après son inauguration par les autorités. Le début de sinistre a rapidement été maîtrisé par les pompiers et le parquet de Paris a ouvert une enquête. Tout laisse croire que les incendiaires ne voulaient pas seulement s’en prendre au bâtiment, mais aussi aux personnes qui y logeaient.

Des dégâts de faible envergure

Les dommages semblent avoir une faible ampleur, car seule une partie de la façade du bâtiment semble avoir subi les effets de l’incendie. Il faut dire que le centre est aujourd’hui partiellement occupé et doit accueillir 200 personnes sans abri, dont plusieurs familles. De plus, sa construction a été au cœur des débats entre le PS de la maire de Paris. Anne Hidalgo souhaitait en effet que tous les arrondissements de la capitale contribuent à sa construction. Elle a d’ailleurs condamné avec fermeté cette tentative d’incendie et annonce dans la foulée que la mairie de Paris allait se constituer partie civile. Le directeur de l’association Aurore, Éric Pliez, le gestionnaire des lieux affirment qu’il porterait plainte tout en renforçant le gardiennage Paris sur les lieux. En ce moment, des caméras de surveillance sont en train d’être installées.

Une pétition de protestation avait recueilli plus de 40.000 signatures

Le centre pour sans-abri est composé de plusieurs modules en bois et sa longueur est de 196 mètres pour 8 mètres de large. Il a été installé à proximité du bois de Boulogne à une centaine de mètres de l’immeuble en pierre de taille du quartier.

L’élu de Paris, Claude Goaguen, estime que les coupables de tels actes doivent être punis conformément à la loi. Il fustige surtout l’attitude de certains responsables politiques qui ont tenu des propos tout à fait irresponsables sur ce dossier.

Tout ceci n’est pas vraiment une surprise, car le projet avait suscité une vive opposition de la part des riverains. Environ 40.000 signatures avaient été mobilisées et les signataires craignaient un nouveau « Sangatte » en référence au centre pour migrants qui avait été installé à Calais. À noter qu’un centre d’accueil pour migrants avait été incendié en septembre dans l’Essonne. Il avait rouvert 1 mois plus tard.